James “Perturbator” Kent

October 15th 2015

MaMa Festival, La Machine Du Moulin Rouge, Paris, France

James "Perturbator" Kent, October 15th 2015, La Machine Du Moulin Rouge, Paris, France, © ABSE Photography. All rights reserved. Please do not use this photo on websites, blogs or any other media without my explicit permission.

Perturbator est un project electro synth (ou darkwave, synthwave, doom machin ultra synth, ou ce que vous voulez l’appeler) qui a vu le jour en 2012. James Kent crée une musique influencée par les années 80 et les BO de films, ainsi que tout un univers dans lequel il a grandit. J’ai eu la chance de pouvoir l’interviewer lors de son passage au MaMa Festival, à Paris.

Alex: Salut James, alors pour commencer est-ce que tu peux nous présenter rapidement Perturbator pour ceux qui ne connaissent pas?

James: Ok, Perturbator c’est un projet de musique éléctronique, mais pas que. Il y a des influences très métal, musique industrielle, et pas mal d’autres trucs – du trip hop – un melting pot de choses qui me plaisent sous couvert de cette thématique musique années 80 j’aime beaucoup.

A: Je résume ce que tu as déjà dit dans d’autres interview, mais en gros tu as grandit avec tes parents qui écoutaient pas mal de musique, dont du métal, tu as toi-même fait de la musique, de la gratte principalement, tu as joué  dans I The Omniscient  et un jour en regardant le film Hobo With A Shotgun tu t’es dis “Putain c’est bon ce qu’ils font dans cette B.O.” et comme tu as eu l’envie de faire un truc dans le genre tu t’es lancé.

J: C’est exactement ça, tu connais toute ma vie, bravo *rires* Mes parents écoutaient principalement du métal mais aussi beaucoup d’autre trucs, par exemple Depeche Mode. En fait ma mère écoute beaucoup de new wave, mon père beaucoup de rock, de punk etc… Du coup je me suis retrouvé un peu à grandir dans plusieurs styles en même temps.

A: Au début, la première année – 2012 – tu as fait 2 EP et 2 albums, alors que maintenant tu as vachement ralenti. Pour quelle raison?

J: Au départ j’avais 18 piges, et j’étais dans cette optique de faire des albums. C’est ce que je faisais, je passais mon temps derrière mon ordi à faire de la musique, et ça allait très vite parce que j’avais une bonne idée de ce que je voulais faire mais surtout je ne pensais pas que ça allait marcher comme ça marche maintenant. Aujourd’hui, je prends plus mon temps et je fais plus attention à la qualité de ce que je sors. C’est une différence minime, c’est juste que je ne vais pas sortir un morceau sans trop y réfléchir, ce que je faisais avant. Mes sorties sont beaucoup plus travaillées maintenant, ça doit pouvoir sortir en vinyl, être distribué, etc… du coup ça prend plus de temps pour sortir un album. Mais c’est plus travaillé, et c’est tant mieux *rires*

A: Personnellement, j’ai découvert Hotline Miami en faisant écouter un de tes albums à un pote qui m’a dit “mais oui ça me dit trop quelque chose”. A priori c’est Hotline Miami qui t’a donné un gros coup de boost. Et maintenant tu as des titres qui passent sur Limitless, la série qui prend la suite du film du même nom. Est-ce que ça t’a donné un nouveau boost d’être featuré sur cette grosse série américaine?

J: Limitless c’est cool et ça me fait plaisir d’apparaître dessus, mais la série ne vise pas vraiment le public de Perturbator. Hotline Miami, il y a un truc avec toute l’imagerie années 80 et la culture jeu vidéo, c’est devenu un jeu culte très vite pour une raison que je ne connais pas même si c’est un très bon jeu. Limitless c’est plus mainstream, bien encadré, n’importe qui peut le voir, mais il n’y a pas ce côté culte / tout le monde adore. C’est pas Breaking Bad. J’ai vu quelques “j’ai découvert sur Limitless” mais je n’ai pas vu de boost comme pour Hotline Miami.

A: Et du coup ce sont eux qui t’ont contacté pour Limitless?

J: Oui, ils m’ont demandé une track, ça a bien marché, après ils m’en ont demandé une autre, et dans les prochains épisodes il est possible qu’il y ait d’autres tracks mais je ne peux pas en dire plus.

A: C’est cool. En fait tu as commencé à faire tes self-releases, puis un passage rapide chez Aphasia Records pour l’épisode Sexualizer, avant de rejoindre Blood Music.

J: Je suis resté un peu moins d’un an chez Aphasia, et le truc c’est que c’était un label qui venait de démarrer et j’ai pas mal participé à leur démarrage, je suis très pote avec le mec qui a lancé Aphasia. L’idée c’était de lancer notre propre label mais nos idées divergeaient un peu et moi je voulais absolument faire des sorties physiques. Au moins des CDs car c’est la base, mais aussi des vinyles. Et là j’ai eu la proposition de Blood Music qui tombait au moment où j’allais sortir l’album Dangerous Days et ces mecs là me proposaient de le sortir en vinyl et en CD. Je ne pouvais pas passer à côté.

A: Tes 3 premiers albums sont déjà sortis en CD, K7 et vinyle, et maintenant tes 3 premiers EPs vont sortir en vinyle et CD. C’est toi qui voulais vraiment les ressortir pour qu’ils soient disponibles sur support physique?

J: Exactement, avec Blood Music c’était le deal. Ils sortaient Dangerous Days pour voir comment ça se passait, et si ça marchait on avait prévu de sortir le back catalog constitué de tout ce que j’avais sorti avant. Ca me fait vraiment plaisir de voir mes anciens albums ressortir même si pour certains j’étais jeune et pas au meilleur de mes capacités.

A: A part Dangerous Days, tu as tout re-masterisé avant qu’ils soient mis sur support physique. Pour toi ça consiste en quoi cette re-masterisation?

J: C’est subtil, ça ne s’entend presque pas. J’écoute souvent mes anciens albums et si je m’écoutais, je changerais tout. J’ai de nouvelles idées maintenant et des choses que je ne savais pas faire à l’époque que j’ai appris depuis et qui auraient pu être mieux. Mais l’idée du re-master c’était de garder le même esprit, car pour moi chaque album est une capsule temporelle de l’état d’esprit dans lequel j’étais à l’époque, et à mon avis les gens qui écoute la musique le pensent aussi.  Je ne voulais pas changer trop de trucs, je ne voulais pas moderniser les anciens albums, juste améliorer un peu le mix pour que ça ne soit pas dégueulasse sur les albums physiques.

A: Vous avez fait un contest avec Blood Music pour gagner un vinyle récemment, ça a vachement bien marché, tu peux nous en dire un peu plus?

J: Le but c’était de faire des cover avec n’importe quel instrument, le plus créatif possible. On a cru au départ que les gens étaient timides et ne voulaient pas trop faire de cover, mais en fait ils prenaient juste leur temps pour le faire. Les 5 derniers jours il y en a plein qui sont tombés et on en est arrivé à un point où il était impossible de décider qui allait gagner. On a trouvé un gagnant mais on ne peut pas dire encore qui c’est, on a galéré à se décider. Personnellement, il y en a 2 – 3 qui m’ont vraiment plu. Le gagnant devait avoir un vinyle et une lettre de ma part, mais ce qu’on a décidé de faire pour le top 10 c’est de faire gagner un truc de leur choix – tee-shirt, cd ou autre – accompagné d’une lettre. J’étais hyper flatté de voir des gens reprendre mes tracks, du coup je ne pouvais pas faire le bâtard et dire “lui a gagné, merci pour les autres qui ont essayé”.

A: Est-ce que ces covers t’ont donné des idées pour de nouveaux titres?

J: Il y en a quelques unes, notamment celles jouées à la gratte, même si la guitare c’est un peu la première chose à laquelle les gens ont pensé, je trouve qu’il y en a qui sont faites d’une manière vachement bien foutue et ça m’a donné des idées pour quelques tracks.

A: Et comment tu crées tes morceaux?

J: A la base je module des synthé, je crée des sons sur des synthé puis j’utilise ces sons pour former des tracks. Plus récemment j’ai rajouté des éléments acoustiques, il y a plus de guitare dans le prochain album, plus de voix, des chorales, etc… et maintenant je fais un mix des deux.

A: Pour le live notamment, rajouter des instruments c’est intéressant.

J: C’est compliqué pour moi qui viens du métal d’être juste derrière un ordinateur, même si ce qui compte le plus c’est le son au final.

A: Il y a beaucoup de featuring sur tes titres de gens qui sont dans ce mouvement electro synth,  ça se passe comment concrètement?

J: En fait, c’est plutôt simple car c’est une scène assez petite et donc on se connaît tous. Dan Terminus, Gost, Carpenter Brut – on se connaît tous, même Mitch Murder qui a fait la bande son de Kung Fury. Il y a que Kavinsky que personne ne connaît car il est dans son monde à part. Ça donne quelque chose du genre “tiens j’aime bien ce que tu fais. Ah t’es en train de faire album? Quand tu veux tu m’invites pour faire un truc”. Avec des gens délocalisés comme Gost qui habite au Texas alors que moi je suis à Paris, s’il voulait faire un featuring avec moi, ce qu’il aurait à faire c’est de m’envoyer la track, moi je pose des sons sur sa track, je lui renvois et ensuite on fait du ping pong de fichiers. Après quand Dan Terminus a déjà passé un weekend chez moi, on a passé du temps à faire du son et à s’amuser, ça aurait pu finir sur un titre.

A: The Uncanny Valley qui va sortir l’année prochaine a déjà eu un test press. Tu peux nous donner quelques infos sur ce nouvel album?

J: Alors il y aura plus de guitare, j’ai essayé d’avoir une approche un peu moins techno / electro, et de mixer un peu avec du métal parce que la production est hyper rentre dedans, c’est dans la continuité de Dangerous Days qui était un peu moins atmosphérique que les autres. Bon il reste des passages atmosphériques mais c’est mon album le plus bourrin, même s’il y a une track un peu Jazz, etc.. On est parti pour Janvier / Février 2016 pour le moment.

A: Comment tu en es arrivé à jouer au MaMa Festival?

J: C’est Seb, mon booker qui a trouvé la date. D’ailleurs Seb est aussi dans la scène, il s’appelle Reznyck et j’ai fait une remix pour une de ses tracks.

A: Donc quand ça va bien marcher il va falloir vous trouver un booker à tous les deux!

J: *rires* c’est ça exactement.

A: Alors justement en live, Perturbator ça se passe comment exactement?

J: Je balance des samples en fait. Je recrée mes tracks en live en balançant les sons qui sont spécifiques pour chaque track, je fais des effets et j’ai tout un light show, j’espère que t’es pas épileptique d’ailleurs!

A: Non ça va *rires*

J: Je refais mes sons en balançant des samples sur mon contrôleur, je balance des effets et j’essaie de faire de belles transitions entre les morceaux. Pour l’instant ça donne ça, c’est le début.

A: L’idée pour toi c’est d’avoir un batteur, d’ailleurs il était avec toi dans I The Omniscient ?

J: Exactement, c’est un pote d’enfance, et je rajouterai probablement des éléments de guitare que je jouerai moi-même car je suis guitariste à la base. J’imagine quelque chose comme le groupe electro Vitalic. J’avais vu un live d’eux aux Eurockéennes et sur scène le mec de Vitalic, qui fait les sons avec à un peu prêt le même set-up que moi, était d’un côté et de l’autre côté de la scène il y avait la batterie. Probablement avec une batterie électronique pour nous histoire de garder un peu plus de liberté.

A: En parlant de live, on s’est croisé au concert de Carpenter Brut. Tu as fait un remix avec Dan Terminus sur scène, c’était préparé?

J: C’était préparé, mais 20 minutes avant *rires* donc presque pas préparé. C’est pour ça que quand je suis monté sur scène j’ai passé plus de temps à parler à Dan et à lui poser des questions qu’à faire des choses, mais c’était marrant.

A: Carpenter Brut c’est un artiste qui te plaît beaucoup d’après ce qu’on peut lire dans tes autres interviews?

J: Plus maintenant *rires* nan si si je rigole, avec Dan Terminus c’est des potes très proche.

A: Et du coup tu vas à pas mal de concerts toi? C’est un truc qui te branche en général d’aller à des concerts?

J: C’est un truc que je faisais beaucoup avant, et maintenant que je fais des concerts moi-même, je vais moins en voir d’autres. Parce que j’ai moins le temps mais aussi parce que j’ai un peu été démystifié par les coulisses. Je sais maintenant exactement comment se passe un concert et toutes les merdes qui peuvent arriver avant de monter sur scène, tout le stress, et en tant que mec qui commence à faire pas mal de live ça me préoccupe quand je vois un groupe sur scène. Je ne fais presque plus attention à la musique en fait, et ça me dérange, mais j’en vois quelques uns encore.

A: Question un peu con, mais qui me semble avoir son importance. Est-ce que créer Perturbator a fait évolué tes goûts musicaux?

J: Bonne question, ce n’est pas con du tout. Je ne saurais pas te dire si j’avais des goûts versatiles avant où si c’est Perturbator qui m’a poussé vraiment à chercher un peu partout, dans tous les genres. Je sais que j’ai toujours été le genre de mec à penser que même les pires genres musicaux… par exemple je ne supporte pas le reggae, mais je considère qu’un bon artiste peu rendre n’importe quel style musical bien. Je suis sur qu’il y a un artiste de reggae quelque part, je ne le connais pas encore, qui doit faire un truc qui me plairait. Ça m’a vraiment encouragé à chercher un peu partout, ce que je faisais déjà avant mais juste un peu. Et maintenant quand je le fais, je le fais pour ma musique, et c’est cool.

A: Parle nous un peu de l’enfant sauvage

J: L’Enfant De La Forêt. Tu confonds avec Gojira *rires*

A: Ah oui merde *rires*

J: Mais tant mieux parce que c’est comme ça que j’ai trouvé le nom L’Enfant De La Forêt – ce qui est naze en fait, j’aurais pas du prendre ce nom. Je suis une merde pour trouver les noms de mes projets et mon problème c’est que je commence avec et je peux pas changer après. Mais oui ça vient de l’enfant sauvage de Gojira. Je vais écouter pas mal de genres musicaux et je me suis découvert un amour pour la musique ambiante, un peu oppressante – noise presque. Comme Herbst9, ça tue, c’est vraiment bien! Pas mal de groupes que j’ai découvert dans ce style et qui me plaisent beaucoup mais je me suis dit que ça ne passerait pas dans Perturbator, et je ne voulais pas l’imposer aux fans. Par exemple je sais que beaucoup de fans de Perturbator aiment le métal comme moi, mais jamais je ne leur imposerais un album entièrement métal sous le nom de Perturbator, par respect pour eux et pour moi-même. Perturbator restera ce que c’est, j’ai encore des idées et je vais continuer, mais j’ai des idées pour d’autres choses à côté, et l’enfant de la forêt c’est un exemple parfait de ce que je veux faire à côté.

A: D’où ma question suivante, as-tu l’intention de jouer dans un autre groupe métal un jour?

J: J’ai déjà commencé à construire un nouveau projet de Black Metal où je suis guitariste, compositeur et producteur aussi maintenant que je peux me le permettre *rires* C’est encore en formation car plus compliqué, plus de gens. J’ai quelques compos, j’ai envoyé des démos, j’ai quelques musiciens. Il y a encore Dylan de I The Omniscient qui joue dedans à la batterie, le futur batteur de Perturbator qui est mon pote d’enfance et qui joue notamment dans plusieurs groupes actuellement dont Wolfpack, un groupe de hardcore parisien. J’ai un autre guitariste aussi, et on verra, je ne suis pas pressé pour ça, je me focalise sur Perturbator, sur l’enfant de la forêt et ensuite ça quand on a tous du temps ensemble.

A: Une de tes autres grosses passions c’est le cinéma, SF et horreur principalement.

J: Séries Z, séries B, même les trucs pourris j’y trouve une qualité, un charme en fait. Hobo With A Shotgun par exemple c’est la bande son qui m’avait plus. C’est un film moderne qui se veut un peu à l’ancienne mais il y a plus de charisme car à petit budget. Puis le fait qu’ils aient choisi de faire une bande son qui soit dans ce même délire entre le moderne et le retro, c’est ça qui m’a frappé et qui a lancé Perturbator.

A: Et ça t’intéresserait un jour de faire une B.O. de film?

J: Oui c’est un truc qui m’a toujours intéressé. A la base j’ai commencé Perturbator car je voulais faire des bande-sons de film, je ne me suis jamais considéré comme un artiste electro parce que je trouvais ça un peu arriviste comme truc: “salut, je viens du métal, je fais mes bip bip sur un clavier et ça y est je fais de l’electro”. Mais les choses ont fait que maintenant je suis plus un artiste electro, mais si un jour j’ai l’occasion… J’ai un petit scoop pour toi je suis en train de bosser sur un EP entièrement ambient, vraiment accès soundtrack sans batterie, quelque chose de vachement cinématique, qui va revenir un peu dans le délire Terror 404 de mes premiers albums où je faisais plus de l’atmosphèrique que des trucs qui tabassent.

A: Un truc qui m’a marqué c’est que bien que tu sois vachement attaché au visuel, Perturbator n’a sorti qu’une seule vidéo en milieu d’année dernière : She Is Young, She Is Beautiful, She Is Next. Si on ne compte pas celle réalisée par un fan pour Complete Domination, que vous avez ensuite officialisé récemment. Alors que certains groupes, comme Gunship, ont une grosse partie des titres de leur premier album en Music Video.

J: On l’a officialisé car on l’a trouvé cool. Au passage Gunship ils sont adorables. Ils m’ont demandé de faire un remix pour eux mais ça n’a pas été possible, je leur passe le bonjour s’ils voient l’interview, car ils sont vraiment cools. Deux raisons pour lesquelles je n’ai pas fait de music video. Premièrement car c’est hyper compliqué. Et la deuxième raison c’est que je suis difficile sur les music video. Perturbator est un projet qui est tellement imagé qu’en fait à chaque fois que je vois quelqu’un qui essaye de mettre en image ma musique, ça ne correspond pas à ce que moi j’imaginais quand je l’ai composée et c’est toujours compliqué. Mais là on est en train de bosser sur une music video pour le prochain album, qui devrait d’ailleurs normalement sortir avant The Uncanny Valley. On bosse avec un mec… Je ne sais pas si je peux le dire…  un allemand qui est à fond dans le porno. Je me suis dit “Mais putain c’est parfait, c’est un mec qui bosse dans le porno et il est allemand, c’est parfait, il a la gueule de l’emploi”. Mais c’est juste que je suis difficile. J’imagine qu’il y a pas mal de gens qui lorsqu’ils écoutent ma musique ont leur propre vision de ce que c’est. Et moi j’ai ma propre vision de ce que c’est. Pour ça que les music video me gênent car elles mettent en images quelque chose qui devrait être un peu plus abstrait pour moi. Je suis trop perfectionniste, le rapport de l’image à la musique c’est un truc qui doit être nickel pour moi et s’il y a un truc qui ne va pas ça va me déranger. Et j’aime laisser les gens imaginer leur propre univers. Mais je vais quand même en faire une pour le prochain album, ça fait sérieux quoi *rires*

A: Un petit mot pour la fin?

J: Attends, ouais, à chaque fois je donne un groupe à écouter à la fin *rires*. Et là le groupe à écouter ça va être… merde… tu sais quoi ça va être TRUMPS. Faut écouter Trumps, voilà, c’est très bien. C’est new wave un peu, c’est Depeche Mode en mode un peu tarlouze *rires*, mais c’est pas parce que c’est tarlouze que c’est pas très bien!

Voilà, James est un mec super sympa, un bon moment plein de rigolade, et le concert qui a suivi été vraiment top, on attend avec impatience la sortie du prochain album maintenant!

 

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